Les organisations environnementales Greenpeace, Bond Beter Leefmilieu, Inter-Environnement Wallonie et Zomer Zonder Vliegen désapprouvent l’accord entre le gouvernement fédéral et Brussels Airlines.

« L’aviation est un secteur problématique dans la lutte contre la crise climatique. C’est le secteur qui connaît la plus forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Nous pouvons comprendre que le gouvernement fédéral veuille soutenir Brussels Airlines et sauver des emplois. Cependant, l’aide gouvernementale ne doit pas devenir un chèque en blanc avec l’argent des contribuables. C’est pourquoi il est incompréhensible que cet accord ne soit pas lié à une taxation équitable, c’est-à-dire proportionnée à l’impact environnemental du secteur, à des objectifs climatiques ambitieux et à des conditions sociales. Cet accord ne garantit d’aucune façon que l’argent public permettra de protéger les employés, l’environnement et le climat, simplement parce qu’il ne prévoit pas l’engagement de Brussels Airlines dans une trajectoire climatique conforme aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Un verdissement de la flotte est positif, mais représente une goutte d’eau dans l’océan si aucune mesure n’est prise pour limiter le nombre de vols. Paradoxalement, le gouvernement fédéral soutient même le contraire en exigeant des garanties de croissance.

Dans les semaines et les mois à venir, le mouvement environnemental attend toujours des accords concrets entre Brussels Airlines et le gouvernement en matière de fiscalité et de climat, car la crise va se prolonger pendant un certain temps. Nous serions heureux d’apporter notre contribution à cet égard. Nous attendons également de notre pays qu’il plaide au niveau européen en faveur d’accords imposant, dans un futur proche et à l’ensemble du secteur, des exigences climatiques crédibles et des taxes équitables ».

Contact: Elodie Mertz, experte Mobilité, 0470/77.48.58